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CATS 2026 — Examen requis pour les opérations en catégorie Spécifique Découvrir →
Réglementation drone

Guide SORA février 2026 : ce que tout exploitant drone doit savoir

📖 7 min de lecture 📝 1 295 mots 🎓 Nos formations

La mise à jour SORA de février 2026 confirme que toute opération en catégorie SPECIFIC — vol hors vue (BVLOS) au-delà de 2 km ou mise en œuvre de drones lourds de plus de 25 kg — impose une analyse de risque structurée en cinq étapes avant tout dépôt d’autorisation auprès de la DGAC. Maîtriser cette méthode devient un prérequis pour tout exploitant.

SORA en février 2026 : ce qui change concrètement

SORA (Specific Operations Risk Assessment) est la méthodologie de référence du règlement européen UE 2019/947 pour évaluer le risque d’une opération qui sort du cadre standardisé. La révision de février 2026 ne bouleverse pas la logique d’ensemble, mais clarifie les seuils de déclenchement : dès qu’une mission franchit la limite du vol en vue directe — typiquement un BVLOS au-delà de 2 km — ou qu’elle engage un aéronef de plus de 25 kg, l’exploitant bascule en catégorie SPECIFIC et ne peut plus se contenter d’un scénario standard national.

Pour le télépilote, cette précision a une portée très pratique. Les missions à forte valeur ajoutée — inspection de réseaux linéaires, survol d’ouvrages d’art pour les majors du BTP, couverture événementielle longue distance pour des chaînes de télévision nationales — relèvent presque toujours du SPECIFIC. Savoir lire SORA, c’est donc accéder aux marchés les plus rémunérateurs du secteur.

Les cinq étapes de l’analyse de risque

La force de SORA tient à sa méthode pas à pas. Chaque étape doit être documentée et justifiée dans le dossier remis à l’autorité :

  • ConOps — la description détaillée du concept d’opération : zone, altitude, type d’appareil, procédures normales et d’urgence.
  • GRC (Ground Risk Class) — l’évaluation du risque au sol, fonction de la densité de population survolée et de l’énergie cinétique de l’aéronef.
  • ARC (Air Risk Class) — l’évaluation du risque en vol, liée au trafic aérien environnant et au volume d’espace utilisé.
  • OSO (Operational Safety Objectives) — les objectifs de sécurité à atteindre, plus exigeants à mesure que le niveau de robustesse requis augmente.
  • Dépôt d’autorisation — la constitution et la transmission du dossier à la DGAC, accompagnés du manuel d’exploitation (MANEX).

Lorsque l’opération correspond à un scénario déjà cadré, l’exploitant peut s’appuyer sur un STS-01 (vue directe en agglomération) ou un STS-02, voire un PDRA, plutôt que de dérouler un SORA complet. La maîtrise de cette articulation évite de produire un dossier surdimensionné.

Pourquoi le CATS s’impose en amont du SORA en 2026

Depuis 2026, opérer en catégorie SPECIFIC suppose d’avoir validé le CATS, le nouvel examen théorique DGAC/EASA qui remplace le CATT expiré le 31 décembre 2025. Concrètement, l’examen comporte environ 40 QCM en 1 h 30, avec un seuil de réussite fixé à 75 %. C’est un examen d’État, externe à l’organisme de formation, mais incontournable : sans CATS, pas d’accès aux opérations relevant de SORA. TELEPILOTE propose une préparation dédiée de 5 jours en visio (990 €) avec 800 QCM d’entraînement pour aborder l’épreuve dans les meilleures conditions.

Au-delà de la théorie, la conduite d’un dossier SORA mobilise des compétences d’exploitant que l’on acquiert en formation longue. Le parcours pilote de drone professionnel et le cursus opérateur permettent d’articuler réglementation, sécurité des vols et rédaction du MANEX, socle de tout dossier crédible auprès de la DGAC.

Une compétence qui valorise le télépilote sur un marché en croissance

Le marché du drone professionnel progresse d’environ 15 % par an, et la capacité à monter des opérations SPECIFIC fait clairement la différence sur les grilles de rémunération : un télépilote débutant se situe entre 26 et 32 k€, un profil confirmé entre 32 et 42 k€, et un senior capable de piloter des dossiers réglementaires complexes entre 42 et 55 k€. En freelance, le TJM s’étage de 400 à 800 € selon la technicité de la mission. Maîtriser SORA, c’est se positionner sur le haut de cette fourchette.

Fort de plus de 3 000 professionnels formés depuis 2014, TELEPILOTE accompagne les exploitants vers les certifications les plus demandées. Ses certifications RS6765 « Piloter un drone dans le BTP et le génie civil » et RS6766 « Piloter un drone dans le média et la communication » couvrent les deux principaux débouchés SPECIFIC, avec un taux de réussite de 84,8 %/73,1 % et 100 % de présentation sur 212 candidats des promotions 2024-2025 (certifications RS confondues).

Vous visez les opérations en catégorie SPECIFIC ? Sécurisez d’abord votre examen théorique avec une préparation CATS encadrée par des formateurs reconnus DGAC.

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Questions fréquentes sur SORA en 2026

SORA est-il obligatoire pour tous les vols de drone ?

Non. SORA ne concerne que la catégorie SPECIFIC, c’est-à-dire les opérations qui dépassent le cadre de la catégorie OPEN ou des scénarios standards (STS-01, STS-02). Un vol en vue directe, à faible hauteur et avec un drone léger reste généralement en OPEN. En revanche, dès qu’on franchit les seuils BVLOS au-delà de 2 km ou les 25 kg, l’analyse de risque SORA devient nécessaire. Le comparatif des formations aide à identifier le bon parcours selon vos missions.

Faut-il le CATS avant de déposer un dossier SORA ?

Oui, en pratique. Opérer en SPECIFIC en 2026 suppose d’avoir validé le CATS, qui atteste les connaissances théoriques attendues par la DGAC. Mieux vaut donc préparer et réussir cet examen d’État en amont, par exemple via une préparation CATS, avant de constituer le dossier d’autorisation.

Comment financer une formation préparant aux opérations SPECIFIC ?

Plusieurs dispositifs sont mobilisables : CPF (plafonné à 1 500 € en 2026, avec un ticket modérateur de 150 € depuis le 2 avril 2026, dont les demandeurs d’emploi sont exonérés), OPCO, AIF ou abondement employeur. Le détail est présenté sur la page financement CPF et OPCO, qui précise les combinaisons possibles pour réduire le reste à charge.

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Publié le Mis à jour le

Les rémunérations et tarifs cités sont des ordres de grandeur observés sur le marché (offres d'emploi et plateformes de mise en relation entre télépilotes et clients), donnés à titre indicatif. Ils varient selon le statut (salarié ou indépendant), le secteur, la spécialité, l'expérience et la zone géographique.

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