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Examen CATS : à quoi s’attendre et comment le réviser efficacement

📖 8 min de lecture 📝 1 468 mots 🎓 Nos formations

La date est posée. Dans quelques semaines, vous serez dans un centre d’examen, devant un écran, avec une heure devant vous et une quarantaine de questions à traiter. Et ce soir, entre deux fiches de révision, la même question tourne en boucle : « Est-ce que je vais l’avoir ? »

Respirez. Ce doute est normal — le CATS est un examen d’État, pas un quiz interne que l’on valide les yeux fermés. Mais c’est un examen qui se prépare bien, à condition de savoir exactement à quoi s’attendre. Voici ce qu’on peut vous dire honnêtement, sans chiffre magique ni promesse.

C’est quoi exactement, et pourquoi tout le monde en parle depuis 2026 ?

CATS signifie Certificat d’Aptitude Théorique Spécifique. C’est l’examen théorique d’État organisé par la DGAC, la Direction générale de l’aviation civile. Depuis le 1er janvier 2026, il est obligatoire pour opérer un drone en catégorie Spécifique — celle qui couvre la plupart des missions professionnelles exigeantes : vols en zone peuplée, vols hors vue, scénarios standards.

Pourquoi tout le monde en parle ? Parce qu’il a remplacé le CATT, l’ancien certificat théorique national, qui a expiré fin 2025. Les télépilotes qui travaillaient sous l’ancien régime ont dû basculer vers ce nouveau cadre. D’où l’affluence dans les centres d’examen, et les discussions parfois anxiogènes que vous avez peut-être lues avant d’arriver ici.

Un point important, souvent mal compris : le CATS n’est pas une certification professionnelle. C’est le socle théorique réglementaire — rien de plus, rien de moins. Et comme il s’agit d’un examen d’État, il ne peut être ni « offert » ni « inclus » par un organisme de formation : l’inscription se fait individuellement auprès de la DGAC, et c’est l’État qui délivre le certificat.

À quoi ressemble l’épreuve ?

Concrètement, voici ce qui vous attend le jour J.

Élément Ce qu’il faut savoir
Nature Examen théorique d’État, organisé par la DGAC
Format Environ 40 questions à choix multiples (QCM)
Durée 1 heure
Seuil de réussite 75 % de bonnes réponses
Inscription En ligne, via le portail DGAC (environ 30 €)
Lieu Centre d’examen DSAC (réseau OCEANE)
Statut Socle théorique obligatoire en catégorie Spécifique — pas une certification professionnelle

Une heure pour une quarantaine de questions, cela laisse environ une minute trente par question. C’est jouable, mais cela ne laisse pas le temps de « retrouver » une notion jamais apprise. Le format QCM pardonne l’hésitation entre deux réponses proches ; il ne pardonne pas l’impasse sur un thème entier.

Est-ce difficile ? — ce qu’on peut dire honnêtement

Vous avez peut-être croisé des taux de réussite au détour d’un forum ou d’une page commerciale. Soyons clairs : la DGAC ne publie pas de taux de réussite officiel pour le CATS. Tout pourcentage précis que vous lisez ailleurs est, au mieux, une estimation locale ; au pire, un argument marketing. Nous préférons vous le dire franchement plutôt que d’inventer une statistique rassurante.

Ce que l’on peut dire objectivement, en revanche : le seuil de 75 % est exigeant. Sur une quarantaine de questions, cela représente une marge d’erreur d’environ dix questions — pas de quoi faire l’impasse sur un chapitre. Le programme est large : réglementation, météo, navigation, facteurs humains, technique. Et le temps est compté.

La difficulté réelle dépend surtout de votre point de départ. Un télépilote qui manipule déjà le règlement européen au quotidien ne part pas du même endroit qu’une personne en reconversion qui découvre le vocabulaire aéronautique. Pour la première, c’est une remise à plat ; pour la seconde, c’est un vrai apprentissage qui demande plusieurs semaines de travail régulier.

En résumé : ni formalité, ni montagne. Un examen d’État sérieux, qui se réussit avec une préparation structurée — et qui se rate quand on l’improvise.

Comment réviser efficacement

Le CATS couvre des thèmes précis. Plutôt que de réviser « en vrac », construisez votre plan autour de ces blocs, dans cet ordre :

  1. Réglementation européenne. Le règlement UE 2019/947 est l’ossature de tout l’examen. Commencez par lui : les autres thèmes s’y raccrochent.
  2. Catégories Open et Spécifique. Sachez tracer la frontière entre les deux : limites de la catégorie Ouverte, cas où l’on bascule en Spécifique.
  3. Scénarios STS-01 et STS-02. Conditions d’exploitation, exigences, différences entre les deux. Attention aux supports datés : les scénarios nationaux S1/S2/S3 sont supprimés depuis le 1er janvier 2026. Si vos fiches les présentent encore comme le cadre en vigueur, elles sont obsolètes — jetez-les.
  4. Météo. Phénomènes qui affectent un vol drone, lecture des informations météorologiques.
  5. Navigation. Lecture de carte, espaces aériens, zones soumises à restriction.
  6. Facteurs humains. Fatigue, stress, vigilance : un thème que les candidats sous-estiment presque toujours.
  7. Technique. Le fonctionnement de la machine, ses capteurs, ses limites.

Côté méthode : alternez apprentissage et test. Après chaque bloc, faites des QCM d’entraînement sur ce thème et notez où vous chutez — c’est votre carte des révisions pour la suite. La dernière semaine, ne visez plus de nouvelles notions : consolidez vos points faibles identifiés. Et la veille de l’épreuve, fermez les fiches et dormez. À une minute trente par question, la lucidité vaut plus qu’une relecture de dernière minute.

Que faire en cas d’échec

D’abord, une bonne nouvelle : un échec au CATS n’a rien de définitif. L’examen est repassable. Vous vous réinscrivez en ligne via le portail DGAC, vous réglez de nouveaux frais d’inscription, et vous retournez en centre d’examen.

Le vrai enjeu est ailleurs : comprendre ce qui a manqué. Reprenez l’épreuve à froid, thème par thème, et identifiez les blocs qui vous ont coûté des points. L’erreur classique consiste à se réinscrire trop vite, porté par la frustration, sans avoir comblé les lacunes — et à revivre exactement le même scénario. Quelques semaines de travail ciblé sur vos thèmes faibles valent mieux qu’un repassage précipité.

Et si vous préférez ne pas affronter tout cela seul, c’est précisément le rôle d’une préparation encadrée. TELEPILOTE propose une préparation CATS de 5 jours en visioconférence, à 990 € : le programme est balayé thème par thème, avec des entraînements en conditions d’examen et un formateur pour répondre aux questions qui bloquent. L’inscription à l’examen reste entre vos mains — la préparation, on peut la porter avec vous.

François Pimenta, directeur de la formation TELEPILOTE — relu par l’équipe pédagogique. Mis à jour le 2 juillet 2026.

Préparation CATS — examen théorique DGAC
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