Aller au contenu principal
Intégrateur drone B2B — Audit, formation, équipement, conformité, déploiement Évaluer ma capacité →
Business

Recruter un télépilote : les vérifications que tout employeur doit faire

📖 10 min de lecture 📝 1 808 mots 🎓 Nos formations

Imaginez : un CV arrive sur votre bureau. « Télépilote expérimenté, 300 heures de vol. » Le candidat est disponible, le chantier attend, le budget est cadré. Une question avant de signer : comment allez-vous vérifier ces 300 heures ?

La réponse que j’entends le plus souvent, après douze ans à former des télépilotes et leurs employeurs : « On lui fait confiance. » C’est comme ça qu’on se retrouve avec une mission interrompue par un contrôle, un drone cloué au sol et une responsabilité qu’on croyait avoir déléguée. Parce qu’en matière de drone, recruter un pilote ne transfère pas le risque hors de votre entreprise. Il le fait entrer dedans.

Avant de confier un drone à un salarié ou un prestataire, vérifiez quatre points : le certificat CATS délivré par la DGAC, l’enregistrement de l’exploitant sur AlphaTango, une assurance responsabilité civile couvrant l’activité drone, et une expérience de vol démontrée par des logs — pas déclarée sur un CV. En catégorie Spécifique, exigez aussi un MANEX à jour.

Le point que presque tout le monde oublie : l’exploitant, c’est vous

La réglementation européenne (règlement UE 2019/947, avec ses catégories Ouverte, Spécifique et Certifiée) distingue deux rôles que les employeurs confondent systématiquement : le télépilote, qui tient les commandes, et l’exploitant UAS, qui organise l’opération et en répond. Dès qu’un salarié vole pour votre compte, l’exploitant, c’est votre entreprise. L’enregistrement sur AlphaTango — le portail de la DGAC —, le manuel d’exploitation, l’assurance : tout cela est à votre nom, pas au sien.

Et la sanction ne vise pas que le pilote. Faire évoluer un drone dans des conditions non conformes aux règles de sécurité est puni jusqu’à six mois d’emprisonnement et 15 000 € d’amende (article L.6232-4 du code des transports). Avant même de parler compétences, mesurez ce que vous endossez. Le cadre complet est détaillé dans notre guide de la réglementation drone en France.

La check-list de l’employeur, pièce par pièce

À vérifier La preuve à demander Le piège
Théorie réglementaire Certificat CATS délivré par la DGAC Un QCM théorique ne dit rien du pilotage réel
Formation pratique Attestation détaillant les scénarios travaillés (STS-01, STS-02) Une attestation sans programme ne prouve rien
Enregistrement exploitant Numéro d’exploitant UAS sur AlphaTango (le vôtre pour un salarié, le sien pour un prestataire) Le numéro doit être apposé sur le drone
Assurance Attestation de responsabilité civile couvrant l’activité drone La RC « classique » de l’entreprise n’inclut pas toujours l’aérien
MANEX Manuel d’exploitation à jour, obligatoire en catégorie Spécifique Un MANEX générique jamais ouvert se repère en contrôle
Expérience Logs de vol exportés de l’application du constructeur Les « heures de vol » sur CV ne se vérifient pas

Sur le CATS, soyez précis : c’est un examen que le candidat passe auprès de la DGAC — un QCM de 40 questions, en 1 heure, avec 75 % de bonnes réponses exigées, dans un centre DSAC via le portail OCEANE. Il n’est jamais « inclus » dans une formation. Un candidat qui vous affirme le contraire vous renseigne déjà sur son sérieux. Une formation sérieuse prépare à l’examen, elle ne le délivre pas : c’est exactement le rôle de notre préparation au CATS.

Autre vérification datée : les anciens scénarios français S1, S2 et S3 ont été supprimés au 1er janvier 2026. Un pilote formé uniquement sous ce régime doit avoir basculé vers le cadre européen. Retenez la correspondance : STS-01 pour le vol en vue avec un drone de classe C5, y compris en environnement peuplé ; STS-02 pour le vol hors vue avec un drone de classe C6. Un candidat incapable de situer sa pratique dans ces catégories n’est pas à jour.

Quant au MANEX, ce n’est pas une formalité administrative : c’est le document qui décrit comment votre entreprise opère en catégorie Spécifique, et le premier que regarde un inspecteur. Notre guide du MANEX drone explique ce qu’il doit contenir.

Deux réflexes de formateur pour jauger l’expérience réelle

Demandez les logs, pas les heures

Les applications des constructeurs enregistrent chaque vol : date, durée, lieu, machine. Demandez un export. Ce que je regarde en premier, ce n’est pas le total, c’est la répartition. Des centaines de vols de quelques minutes au-dessus d’un champ, ce n’est pas le même métier que quarante missions d’inspection d’ouvrage. Regardez aussi les dates : un gros volume concentré il y a plusieurs années décrit un pilote rouillé, pas un pilote expérimenté. Et un candidat qui ne peut produire aucun log vous a déjà répondu.

Faites préparer une mission avant de faire voler

Le test de pilotage rassure, mais il évalue la mauvaise compétence : en dix minutes de vol stabilisé, un pilote moyen et un bon pilote se ressemblent. Donnez plutôt un cas. « Imaginez : inspection de la toiture de notre bâtiment, mardi prochain. Préparez la mission. » Puis observez. Vérifie-t-il les restrictions de la zone sur Géoportail ? Parle-t-il spontanément de scénario applicable, de périmètre de sécurité, de check-list machine, de météo ? La préparation de mission, c’est là que le professionnel se sépare de l’amateur doué. Aucun QCM ne l’évalue.

L’erreur classique : croire que le pilote « apporte ses papiers »

J’entends chaque mois une variante de : « Il arrive avec tout — son CATS, son assurance, son enregistrement. » Non. Pour un salarié, la moitié du dossier reste à votre charge : l’enregistrement d’exploitant à votre nom sur AlphaTango, le MANEX de votre entreprise, l’assurance de votre activité. Le CATS appartient au pilote ; presque tout le reste appartient à l’exploitant. Le télépilote « prêt à voler » qu’on embauche comme on branche une machine n’existe pas — il y a toujours une mise en conformité côté employeur.

Pour un prestataire externe, la logique s’inverse : c’est lui l’exploitant. Vous êtes donc fondé à demander, avant la mission, son numéro d’exploitant AlphaTango, son attestation d’assurance et son MANEX. Un professionnel les fournit sans se vexer. Celui qui s’en offusque vient de vous faire gagner du temps.

Et si le bon candidat n’était pas encore formé ?

Cas fréquent : le meilleur profil est déjà dans vos murs. Le couvreur qui connaît vos chantiers, le chargé de communication qui connaît votre image. Former ce salarié est souvent plus pertinent que chercher un pilote qui devra apprendre votre métier. C’est le sens de nos certifications RS6765 (drone appliqué au BTP et au génie civil) et RS6766 (média et communication), enregistrées au Répertoire Spécifique de France Compétences et éligibles au CPF — TELEPILOTE en est le certificateur. Comptez 5 jours (35 heures) pour un salarié qui pilote déjà, 10 jours (70 heures) pour un débutant complet. Les parcours sont détaillés sur notre page formations drone.

FAQ

Un certificat CATS suffit-il pour laisser un salarié voler ?

Non. Le CATS valide la théorie réglementaire, rien d’autre. Il faut en plus que votre entreprise soit enregistrée comme exploitant sur AlphaTango, assurée pour l’activité drone, et dotée d’un MANEX si les missions relèvent de la catégorie Spécifique. La compétence pratique, elle, se vérifie séparément : formation pratique documentée et logs de vol.

Comment vérifier qu’un prestataire drone est en règle ?

Demandez trois documents avant la mission : son numéro d’exploitant UAS AlphaTango, son attestation d’assurance responsabilité civile couvrant l’activité drone, et son MANEX si l’opération relève de la catégorie Spécifique. Un professionnel structuré les transmet rapidement. Les hésitations prolongées sont un signal en soi.

Mon salarié a été formé sous les scénarios S1, S2, S3 : est-il encore à jour ?

Pas nécessairement. Ces scénarios français ont été supprimés au 1er janvier 2026. Sa pratique doit désormais s’inscrire dans le cadre européen : certificat CATS pour la théorie, scénarios STS-01 (vol en vue, classe C5) ou STS-02 (vol hors vue, classe C6) pour les opérations en catégorie Spécifique. Une mise à niveau est souvent nécessaire.

Depuis 2014, TELEPILOTE forme, certifie et équipe les professionnels du drone : plus de 3 000 professionnels formés, plus de 500 entreprises clientes, un campus de 800 m² indoor et 2 hectares de zone de vol à Marcq (Yvelines), la certification Qualiopi et 95 % de réponses positives sur 8 661 réponses d’évaluation (2017-2026). Vous préparez un recrutement ou la montée en compétence d’une équipe ? Décrivez votre projet via notre demande de devis entreprise : un conseiller vous aide à cadrer le poste, la formation et le matériel.

Voir toutes nos formations drone
Passer à l'actionVoir toutes nos formations droneDécouvrir la formation →

Articles liés

Besoin d'un télépilote professionnel ?

DRONECORP met en relation un réseau de télépilotes vérifiés avec des clients dans toute la France. BTP, audiovisuel, thermographie, topographie — devis gratuit rapidement.

Formation recommandée

Guide : Devenir télépilote professionnel

Parcours complet, certifications, salaires, débouchés en 2026.

Guide : Devenir télépilote professionnel →
TP
Équipe pédagogique TELEPILOTE SAS Organisme de formation certifié Qualiopi · Présidé par Bénédicte Moussier · Double certificateur France Compétences RS6766 + RS6765 · 3 000+ pilotes de drone formés depuis 2014
Publié le

Vous souhaitez devenir télépilote professionnel ?

17 formations du débutant au professionnel confirmé. Certifications CPF, spécialisations, parcours complets.

Retour en haut
Diagnostic